fermeture de CLIS

Publié le par télégramme

le couperet tombe?Finistère
Handicap. Fermetures en écoles ouvertures en collèges
Le collectif handicapés du Finistère a annoncé, hier, la fermeture de trois classes d’intégration scolaire (Clis) et l’ouverture de cinq unités pédagogiques d’intégration (UPI). La mise en place laborieuse de la maison du handicap a aussi été abordée.
« En accord avec l’inspection d’académie, nous annonçons la fermeture de deux Clis : à Moëlan-sur-Mer et au Petit-Paris à Brest, sur les 48 que compte le département. La Clis maternelle Madeleine-Porquet de Brest fermera l’année prochaine. A la rentrée 2007, tous les enfants de Porquet auront intégré le primaire », précise le président du collectif handicapés du Finistère, Bruno Quellec.
14,5 postes de référents
La fermeture de ces classes d’intégration scolaire permet de récupérer 14,5 postes, dont quatre dégagés par le privé, pour créer des référents chargés de suivre la scolarisation des 2.500 enfants handicapés en intégration dans le Finistère. « Plutôt que de subir, nous avons décidé de participer à cette étude sur les Clis », explique le collectif, qui ajoute que des solutions ont été trouvées pour tous les enfants. L’application de la loi de 2005 qui prévoit l’intégration scolaire des enfants handicapés laisse la place à beaucoup d’incertitudes. « Il faudra être vigilant, l’intégration scolaire est tentante pour les parents, mais elle ne convient pas à tous les enfants handicapés ». Le collectif a, par ailleurs, annoncé la création de cinq UPI dans les collèges : deux à Morlaix (Mendès-France, Saint-Augustin), à Brest à Saint-Pol-Roux; à Saint-Renan à Saint-Stanislas, et à Quimperlé Jules-Ferry.
A ce jour, 70 auxiliaires de vie scolaire (AVS) aident les élèves handicapés du département. « Sur ce point, on ne veut pas gérer les moyens, il faudra répondre aux besoins réels des familles en AVS ou en Service d’éducation spécialisée et de soins à domicile ». Tous ces dossiers passeront par la Commission des droits et de l’autonomie (CDA), au sein de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) mise en place en janvier. « Nous avons 30 % des sièges à la CDA, les établissements ont deux voix consultatives, il est important qu’ils soient présents. On prendra toute notre place dans ce CDA et, s’il y a dérive, on s’accordera le droit de se retirer ».
1.600 dossiers en instance
Le collectif regrette, par ailleurs, le retard pris dans la mise en place de la MDPH qui compte actuellement 1.600 dossiers en instance. Des handicapés attendent depuis six mois leur carte d’invalidité, une aide matérielle ou technique. Le collectif dispose d’un quart des 28 sièges au conseil d’administration. « Dans cette période de transition, cela ne fonctionne pas comme on le souhaiterait, notre objectif est de défendre une représentation plurielle du handicap et une amélioration de la qualité ».
 

 

Publicité

Publié dans CLIS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article