3- Encore près de 10 000 élèves handicapés sans école
Afin de répondre aux parents d'enfants handicapés sans solution éducative, une plate-forme téléphonique d'aide personnalisée (*) a été mise en place le 27 août. Elle serait assaillie par plusieurs centaines d'appels quotidiens, selon l'Association des paralysés de France (APF). « Le gouvernement prend ainsi toute la mesure du parcours du combattant des parents, estime Jean-Marie Barbier, président de l'association. De notre côté, nous comptons également une centaine d'appels par jour sur notre plate-forme téléphonique. Trois fois plus que l'année dernière. » Si les attentes sont plus fortes et les demandes plus nombreuses, la situation progresse incontestablement depuis la loi sur le handicap du 11 février 2005.
2 700 auxiliaires en recrutement
En cette rentrée, 160 000 enfants en situation de handicap seraient scolarisés à l'école ordinaire et 135 000 dans des établissements spécialisés, selon le secrétariat d'État à la Solidarité. Au mieux, ils seront 10 000 de plus que l'année dernière à être scolarisés. Afin de les encadrer, 2 700 auxiliaires de vie scolaire (AVS) sont en cours de recrutement et 200 unités pédagogiques d'intégration (UPI) supplémentaires s'ajoutant aux 1 119 actuelles ont d'ores et déjà été installées. Pour marquer le coup, Valérie Létard a inauguré une de ces nouvelles UPI au collège Schaffner, dans le Nord-Pas-de-Calais. Elle en a profité pour répondre à une des principales inquiétudes des associations de personnes handicapées : la formation insuffisante des AVS, pilier de l'intégration des enfants à l'école. La secrétaire d'État a annoncé la mise en place d'un groupe de travail chargé de plancher sur l'amélioration de leur formation et la présentation, d'ici à la fin 2007, d'un plan sur les métiers du handicap.
4 -Peu d'ouverture de poste dans le fonction public pour les travailleurs handicapés.
Handicap - 06/09/2007
Le Fonds d'insertion des handicapés dans la Fonction publique en crise
Le Fonds d'insertion des personnes handicapées dans la Fonction publique (FIPHFP), crée en juin 2006, est en crise, dans l'attente de la nomination d'une
nouvelle équipe de direction, a-t-on appris le 5 septembre de sources concordantes.
Le FIPHFP encaisse les cotisations des organismes publics de plus de 20 salariés qui ne respectent pas l'obligation de réserver 6% de leurs postes à des travailleurs handicapés, définie par la
loi de janvier 2006. Ces contributions devraient servir à aider les handicapés à entrer dans la Fonction publique, financer des aménagements de postes de travail, ou rémunérer des assistants pour
maintenir en poste un handicapé.
Le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique a confirmé le 5 septembre des informations de source syndicale, expliquant que, plus d'un an après l'installation du FIPHFP,
ce dernier "n'avait pas produit les résultats attendus" et que "la gouvernance du fonds était en crise".
Après la démission du directeur de l'établissement en juin, il a été mis fin en juillet aux fonctions de la présidente du Comité national du FIPHFP, Martine Faucher.
"Les sommes importantes qui ont été collectées n'ont pas permis de répondre aux besoins définis par la loi. Au 31 juillet 2007, le fonds n'avait redistribué que 150.000 euros d'aides alors que
les disponibilités dépassaient 70 millions d'euros et devraient atteindre en fin d'année quelque 150 millions", explique le ministère.
Il confirme également qu'"une pause est programmée en 2008 dans le prélèvement des cotisations (...) afin que la nouvelle gouvernance puisse se doter d'une nouvelle stratégie et de moyens
d'intervention efficaces afin d'atteindre le taux de 6% de travailleurs handicapés".
Le ministère constate cependant une première amélioration, en raison selon lui des premières mesures de redressement, avec près de 500.000 euros d'aides distribués à la fin août.
Selon un communiqué des syndicats CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, CFTC, et CGC, publié le 5 septembre, "les travaux du Fonds sont actuellement suspendus alors que plusieurs actions importantes étaient
en cours d'élaboration pour aider au recrutement et au maintien dans l'emploi des personnes handicapées".
"On n'a plus de présidente, plus de directeur, plus d'équipe et plus de recettes", a résumé Anne Baltazar (FO), membre du Comité national du FIPHFP.
En 2006, l'Etat n'employait que 3,59% de personnes handicapées, les collectivités territoriales 3,47% et la fonction publique hospitalière 3,57%.






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