AURELIEN

l'ouvrage aurélien est disponible par correspondance

il peut être un support de sensibilisation à l'autisme à l'intention des enseignants, je propose des lectures sur le Finistère.

Présentation

AGENDA

 Manifestations dans le Finistère

 
Commission "école handicap"
l’ADAPEI du finistère pour tous les parents 
en intégration ordinaire
( CLIS/ UPI/ intégration scolaire  avec ou sans AVS).

18 septembre 2008
20 Novembre 2008
15  janvier   2009
12 mars 2009
14 mai 2009

 
8 rue brizeux BREST

Commission autisme ADAPEI

-Préparation des rencontres
autour du livret de l'UNAPEI
sur l'autisme sur le finistère

2ème Formations sur les "stratégies
de communication visualisé"

Chantal Brousse orthophoniste
EDI formation
Novembre  2008

parents, professionnels du Finistère
soutien Fondation de France


Rencontre ADAPEI de Landerneau
 jeunes parents
d'enfants différents

  16 septembre 2008
-  18 novembre
-  20 janvier 2009
-  19 mai 2009

 

 


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 Naissance du BLOG  de suivi des poursuites d'étude des anciens élèves d'arts appliqués lycée vauban Brest http://ancienselevesvaubanaa.hautetfort.com/
Une série de 3 émissions sur Arte les 20.21.22 février à 19 h,
les surdoués et autistes le 21
du 22 est consacrée au cerveau dont des cas d'autisme, on y verra aussi Gilles Tréhin et Cathy sa compagne .    et aussi Temple Grandin, autiste  et aussi Temple Grandin, autiste

lundi, 20 février 2006 à 19:00
Rediffusions :
27.02.2006 à 17:20

 http://www.colourfield.de/expedition/index.html
Voyage au centre du cerveau
(Allemagne, Etats-Unis, Australie, 2005, 43mn)
RB
Réalisateur: Petra Höfer, Freddie Röckenhaus

 
Que se passe-t-il quand nous pensons ? Pourquoi existe-t-il différentes formes d'intelligence ? Un étonnant voyage au centre du cerveau, jusqu'à mercredi.

 

 http://www.arte-tv.com/fr/connaissance-decouverte/Voyage_20au_20centre_20du_20cerveau/Voyage_20au_20centre_20du_20cerveau/1117330.html

 http://www.arte-tv.com/fr/connaissance-decouverte/Voyage_20au_20centre_20du_20cerveau/Voyage_20au_20centre_20du_20cerveau/1117330.html

 

 (1) Les virtuoses de la mémoire

Comment fonctionne le cerveau des personnes supérieurement intelligentes ? Des spécialistes en neurosciences étudient le cas de Kim Peek, l'homme qui a inspiré le personnage du film Rain man. Il connaît par coeur des milliers de dates, mais il est incapable de se débrouiller seul au quotidien. Même problème pour l'Anglais Howard Potter qui, enfant, comptait d'un coup d'oeil le nombre de petits pois dans son assiette. Quant à Orlando Serrel, il peut se remémorer avec précision chaque minute de sa vie depuis qu'il a reçu un ballon de base-ball sur la tempe. 

Kim Peek de Salt Lake City est le « vrai Rainman ». Il ne lit pas, il scanne les pages des livres. Le système visuel de son cerveau lui permet apparemment de lire deux pages en même temps, une de chaque œil, et d’en mémoriser le contenu en huit secondes environ. Kim enregistre ainsi n’importe quelles données, comme s’il avait un disque dur interne : les mélodies, les noms, les dates historiques, tous les programmes de télévision, tous les indicatifs téléphoniques des Etats-Unis, les rues de toutes les villes. Mais Kim doit payer le prix de son mystérieux don : enfant, Kim était considéré comme souffrant d’un handicap mental grave, avant que, à l’âge de quatre ans, il ne connaisse par cœur ses premiers dictionnaires. Cependant, à plus de cinquante ans, cet autiste de haut niveau qui fait l’admiration du monde scientifique, ne peut toujours pas se débrouiller seul. 

 

 

article du télégramme
La belle spécificité de l’école maternelle Madeleine-Porquet
Ce fut un véritable coup de semonce. Une décision inattendue, perçue comme une injustice flagrante par les parents : dans la première mouture de la carte scolaire, la classe d’intégration scolaire (Clis) maternelle de l’école Madeleine-Porquet devait fermer ses portes à la prochaine rentrée. Sacrifiée un instant sur l’autel du principe aveugle et absolu de la mixité sociale entre handicapés et valides, cette expérience scolaire unique en Bretagne devrait finalement continuer à vivre, sa suppression étant pour l’instant rayée de l’ordre du jour. Un soulagement pour les neuf enfants de 3 à 6 ans scolarisés ici où, malgré leurs difficultés psychiques, ils apprennent à devenir autonomes et sociables. Ici, selon la formule de l’institutrice, Laurence Le Page, « on donne une place d’écolier à des enfants qui n’en avaient pas ». Steven Le Roy
L’école maternelle Madeleine-Porquet, presque cachée au fond de Bellevue, est ce que l’on appelle une réussite. Construite en bois et en verre, son système de rotonde offre aux enfants un cadre aéré où les limites entre deux classes ne sont pas scellées dans le béton armé, façon école communale de l’entre-deux.
Emploi du temps souple
Dans cet espace paisible et rassurant, les connexions entre petits, moyens, grands et les adultes s’opèrent presque naturellement. Un peu comme à la maison. Tout de suite en entrant, juste à gauche, une première classe. Avec un panonceau sur le mur : Clis. Dans la belle pièce, Laurence Le Page, l’institutrice et Claudine Choquer, l’éducatrice spécialisée détachée par le Centre d’action médico-sociale précoce (Camsp), s’affairent, avec une poignée d’enfants, à confectionner des crêpes. Tout à l’heure, il s’agira d’en offrir à toute la classe de moyenne section, invitée au festin. Alors, il faut s’appliquer. Autour d’elles, cinq enfants. D’habitude, ils sont neuf mais deux d’entre eux sont malades et deux autres sont au Camsp pour des soins d’orthophonie ou de psychomotricité.
Apprentissages
C’est la règle dans cette classe coadministrée par les Papillons blancs, qui gèrent le Camsp et l’Education nationale. Suivant leurs besoins et un programme défini, les enfants partent vers le centre pour des séances de rééducation, puis reviennent en classe. Sans que cela ne gêne le moins du monde. Pour l’heure, Steve s’applique au-dessus du saladier pour bien casser son œuf. Théo, lui, a trouvé le sel dans le tas d’ingrédients posé sur la table et ajoute une pincée dans la pâte qui se forme. La maîtresse l’interroge sur ses préférences, Théo choisit le sucre. L’occasion pour la petite Kimberley de compter jusqu’à trois, comme les cuillers d’huile que l’on verse ou pour Steve de poursuivre jusqu’à onze, pour le sucre. Une sorte de prouesse permanente pour ces petits qui souffrent tous d’importants troubles sensoriels et de retards mentaux assez conséquents.
Mixité, mixité chérie
Il est désormais 10 h, « l’heure de la gym ». Et la troupe se met en route vers la grande salle commune, au rythme d’une comptine fredonnée en chœur après une ultime facétie de Florian, « l’un de ses rôles favoris ». Là, ils sont attendus par une autre classe pour une ronde collective où il est question d’un petit lapin qui a bien du chagrin. Le mélange se fait sans l’ombre d’un souci. Les enfants dansent ensemble, respectent les consignes données par les enseignantes. Un joli pied de nez à tous ceux qui hurlent à la mixité rigide, du haut de leurs bureaux énarchisés : la mixité, à Madeleine-Porquet, est favorisée dès que possible dans une pratique humaine et très respectueuse de chacun. On danse ensemble, on mange ensemble, on partage le repas de crêpes à l’invitation de la Clis. « La prochaine fois, ce sont les moyens qui vous invitent ». Et dans la cour de récré, la différence n’existe que peu.
Une classe reste une classe
Telle va la vie, chaque jour, au fond de Bellevue, au royaume des tout-petits où, dans les classes « normales », un copain de la Clis vient passer des fois une heure ou deux avec les autres. Ou tous les après-midi en grande section pour Steve. Qu’on se le dise, la Clis n’est ni une voie de garage ni un lieu d’accueil pour gosses perdus mais bien une classe où, par essence, les enfants « singuliers », comme les qualifie une mère de famille, développent leurs apprentissages. Et l’on voudrait s’en priver ?

 

« Sinon, on sait comment ça se passe »
Dans cette Clis, trois femmes à la barre : l’institutrice, Laurence Le Page; l’éducatrice spécialisée, Claudine Choquer et l’Atsem, Christiane Thomin. Elles reviennent sur le bien-fondé du maintien de cette classe mais ne s’étonnent pas outre mesure des menaces qui ont pu peser un moment sur son maintien.
En poste depuis trois ans dans cette classe, Laurence Le Page est sans détour. « Notre grande fragilité, c’est la maternelle. Malheureusement pour nous, la scolarité n’est pas obligatoire avant 6 ans et il s’agit de la principale raison de la relative marginalité de ces classes ». Une erreur, selon elle et selon Claudine Choquer qui a assisté à la naissance de cette classe, en 1990. « Pour la plupart des enfants, l’intégration scolaire avait déjà débuté dans des classes normales mais elle se passait mal du fait de leur handicap. Une tranche d’enfants était en vraie souffrance ». D’où l’orientation vers la Clis pour une dizaine d’élèves au maximum, qui peuvent y rester tout le cycle maternel, à savoir de 2 à 6 ans. « Cette proposition n’est pas forcément facile à admettre pour les parents », ajoute Claudine Choquer. « Mais elle permet aux enfants une intégration collective à l’éducation et, dès que c’est possible, un retour adapté vers le circuit ordinaire ».
Une classe pas un lieu d’accueil
Dans cette classe à part, les enfants accueillis souffrent de troubles sensoriels, d’autisme, de retards mentaux, d’épilepsie grave ou de problèmes psychotiques. « Quand ils arrivent, le diagnostic est établi, nous connaissons leur passé médical et nous savons comment réagir en cas de problèmes. Nous avons tous les moyens pour intervenir d’urgence », insiste l’institutrice. L’objectif est de se servir d’un enseignement adapté et de la présence de classes ordinaires à côté pour favoriser « l’autonomie, la sociabilisation, pour trouver une place dans le groupe afin d’être capable, ensuite, de rentrer dans certains apprentissages scolaires ». Un sacerdoce pour celle qui se réclame, haut et fort, « institutrice comme les autres. Je suis à la place de l’enseignante, je garde mon fil conducteur. Un enfant à l’école n’est ni dans un lieu d’accueil, ni dans un lieu de garde mais dans un lieu d’apprentissage ».
Pas d’intégration à la sauvette
Voici pourquoi elle estime, à l’unisson avec Claudine Choquer, que la Clis maternelle est une excellente solution pour ce type de public. « Sinon, on sait comment ça se passe. L’enfant va une heure ou deux par semaine à l’école, pas plus. Et toute la famille est pénalisée, elle se coupe du monde, ne sait plus comment faire ». Jugeant positive la loi de février 2005 sur les handicapés, elle regrette seulement « l’effet induit » du texte qui pénalise sa classe. Et espère que le coup de semonce de la dernière carte scolaire ne sera plus qu’un mauvais souvenir, isolé dans le temps.

 

Les  parents, premiers militants
Très rapidement mobilisés à la suite de l’annonce de la suppression de la classe, les parents d’élèves, rejoints dans leur démarche par l’association historique Grifa-Grifu, regroupant d’anciens parents toujours sensibles à la bonne marche de la Clis, sont les plus ardents défenseurs de la méthode. Ils indiquent trouver ici « un vrai espoir » qui ne saurait être considéré comme « un lieu de relégation après un échec scolaire en milieu ordinaire. Nos enfants sont juste différents et leurs situations scolaires le deviennent également. Mais cela ne veut certainement pas dire pas de scolarité mais une scolarité à adapter. La Clis s’appuie sur les points forts de chaque enfant et leur permet d’avoir un contact extérieur indispensable à leurs développements ».
Des progrès
Les parents estiment que leurs petits « progressent et manifestent une vraie joie d’aller à l’école. Leur comportement, même à la maison, est plus serein ». En bref, « ils vivent autre chose que la maison et les soins, ils vont à l’école, comme tous les autres ». Et voici pourquoi ils ne sont pas près de baisser les armes en cas de menace; car ils déclarent qu’ils se battront « pour que nos enfants aient un avenir dans ce monde sans pitié où il faudra, comme aujourd’hui, les faire accepter en se battant, encore et toujours ».

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