Avec les modifications des textes de loi de février 2005 il serait bien de croiser les expériences de l'italie avec la France.
en ITALIE "Le combat pour l'intégration des enfants handicapés dans un milieu scolaire normal a commencé dans les années 70. En 1977 la loi n.517 a donné accès à l'école ordinaire à tout enfant handicapé, même très grave , polyhandicapé, handicapé mental profond, autiste et a obligé la fermeture des écoles spéciales pour enfants handicapés . Cette loi a permis leur intégration de droit dans des écoles et collèges normaux"
Ce Témoignage lors de l’Ouverture de l'année européenne des personnes handicapées de madame Comito révèle bien la volonté de l'Italie de mettre l'enfant handicapé au centre du système en réfléchissant à un projet global, en prenant en compte la vie scolaire et la vie ordinaire, tous ces aménagements péri scolaire.
EN FRANCE ces notions, Sont-elles réellement prévues dans la loi de février 2005?
Ne faudrait-il pas considérer le projet de l'enfant handicapé dans sa globalité et donner les moyens aux parents et aux collectivités d'accompagner ce projet.
Quelle mission a l'enseignant référent, doit-il s'occuper que du volet scolaire de l'enfant et vérifier que l'enfant bénéficie d'une prise en charge médicale ?
Pourquoi ce fractionnement, ne doit -on pas poser le projet de l'enfant dans sa globalité avec tous les partenaires?
Pourquoi actuellement on se repose sur la bonne volonté des enseignants, des accompagnants, des collectivités, des parents...?
Mais quels sont les réels moyens que l'on met en face?
Comment intégrer nos enfants handicapés dans des systèmes éducatifs saturés?
Ne doit -on pas trouver du personnels formés pour porter ce projet.
Ne doit-on pas donner aussi les moyens aux parents d'enfants handicapés de reprendre une activité, juste le droit de travailler.
"Avec la fermeture des centres spécialisés, les parents étaient les premiers à supporter l'assistance journalière des enfants handicapés. Ils ont donc revendiqué le droit d'avoir une vie professionnelle normale."
Actuellement en France l'intégration scolaire des enfants handicapés nécessite un surinvestissement de la part des parents, nécessitant souvent pour l'un des parents d'arrêter son activité professionnelle.
"Dans presque toute l'Italie, les parents bénéficient d'une aide à domicile de trois heures par jour et même plus selon la gravité du handicap. Cette aide n'est pas liée aux revenus."
Comment financer pour tout le monde cette aide à domicile en France car nous savons que l'handicap fragilise la cellule familiale et est malheureusement source de séparation comment le parent isolé peut-faire l'avance financière?est-ce que le plan de compensation prendra bien en compte ce surcoût lié à l'handicap?
En france avec la décentralisation, cette loi a t-'elle pensé avec les collectivités locales, qui financent les services périscolaire? les ATSEM, les centres de loisirs....
EN Italie "A l'heure de la décentralisation, les directeurs d'école établissent des accords de programme avec les unités sanitaires locales et avec la commune qui s'occupe des auxiliaires de vie, des transports et des aides à domicile."
En france on nous demande parents d'être "acteur "du projet de vie de notre enfants handicapés, mais comment est-il possible de construire actuellement ce projet lorsque nous n'avons toujours pas les cartes en mains?
à lire le témoignage de madame Comito lors de l’Ouverture de l'année européenne des personnes handicapées
http://archives.handicap.gouv.fr/anneeeur/contenu/rennes.htm#02_01
Table ronde -Grandir ensemble
Madame Comito, est la présidente de COFACE Handicap elle était chargée de l'organisation de l'Année européenne des personnes handicapées en Italie.
Elle témoigne comme mère d'une enfant handicapée sur la prise en compte de l’handicap en Italie et le processus qui s’est mis en place, l'italie qui propose un projet global.
« Pour la première fois la personne handicapée est prise en charge dans toute sa globalité, indépendamment de son état et de son handicap avec une approche innovatrice qui considère la personne handicapée dans l'ensemble de son développement de la naissance et durant toute sa vie tenant compte de la famille et de son entourage, de l'école, du travail, des loisirs...Tout enfant handicapé est inscrit à l'école comme n'importe quel enfant normal. Les parents doivent seulement apporter au moment de son inscription un diagnostic pour aider l'équipe scolaire à réaliser un projet individuel qui est discuté dans le cadre d'un groupe de travail composé d'une équipe avec les différents professionnels et tous les acteurs qui devront accueillir l'enfant . »






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