Le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos annonce l’ouverture de 2.700 postes d’auxiliaires2 mais annonce en parallèle une fermeture de 11 000 postes d’enseignant 3 ayant pour conséquence d’augmenter les effectifs des classes .
On peut s’interroger sur le manque de cohérence et de concertation entre ces deux décisions émanant d'un même ministère car pour une scolarisation de qualité il est important de tenir compte aussi de l'effectif de la classe. Certains enfants handicapés et en difficultés scolaire1 évoluent favorablement dans des classes à taille humaine, ces annonces de fermetures de poste ne vont-elle pas encore creuser des inégalités ?
Une scolarisation oui, mais dans quelle condition?
1- France PARIS (AFP) - 23/08/07 19:45Education: environ 15% des élèves du primaire en grande difficulté, selon un rapport http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?url=http%3A//actu.orange.fr/articles/france/Education-environ-15-des-eleves-du-primaire-en-grande-difficulte-selon-un-rapport.html
article dans le monde http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-946701@51-946715,0.html http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-947450@51-946715,0.html
2- LIBERATION.FR : jeudi 23 août 2007
Un «plan d'action» pour la scolarisation des enfants handicapés
Le ministre de l'Education a annoncé une série de mesures pour rattraper le retard de la France en la matière. Les associations rappellent qu'au moins 30.000 enfants ne sont pas scolarisés ou ne le sont pas dans de bonnes conditions. http://www.liberation.fr/actualite/societe/273854.FR.php
3- Extrait Libération http://www.liberation.fr/actualite/societe/273846.FR.php
Xavier Darcos a limité les dégâts alors que l’on parlait en juillet de 17.000 suppressions de postes, explique à Libération Gérard Aschieri, patron de la FSU, principale fédération de l’éducation. Mais on ne peut évidemment pas s’en satisfaire. Toutes les perspectives d’amélioration ont désormais disparu et les inégalités entre établissements, et donc entre élèves, vont se creuser. Au-delà des raisonnements comptables et des chiffres, il faut avoir un vrai débat politique sur l’école.»
Luc Bérille estime aussi que l’on pourrait voir disparaître des options rares et qu’elles n’existent plus que dans un seul établissement de la ville. Enfin certaines filières des lycées professionnels, qui reviennent très cher, pourraient aussi être supprimées. «Au final on aura des classes plus surchargées, et de moindres possiblités de dédoubler des classes, alors qu’officiellement on doit pouvoir aider les élèves individuellement pour que tous puissent réussir: l’inverse de l’objectif affiché.»






Commentaires