Le Plan Borloo, dit plan de cohésion sociale, s’est traduit dans le Finistère par la création de 220 emplois de vie scolaire dans les établissements du premier degré. Il s’agit
d’emplois précaires, à temps partiel, arrivant à échéance entre fin mars et juillet prochain. Hier, à l’initiative du syndicat FO et en présence d’un délégué CGT, une rencontre a eu lieu entre
des contractuels et leur employeur, le proviseur du lycée Thépot, à Quimper.
Des emplois précaires
Près d’une trentaine de contractuels a assisté à la rencontre pour s’entendre dire que ces contrats ne seraient pas renouvelés dans le Finistère. Dans un autre département, la
Meurthe-et-Moselle, l’inspection d’académie a décidé de les prolonger d’un an. « Ce que nous demandons à notre niveau, précise Annie Menvielle, du Snudi-Fo, c’est la transformation de ces
contrats en véritables emplois statutaires, avec salaire à temps plein. Ces personnes perçoivent un salaire de 783,30 € sur la base de 26 heures hebdomadaires. On a décidé de se mobiliser pour
transformer ces postes en véritables emplois avec de vraies formations ». Les 220 contractuels sont, pour 170 d’entre eux, employés comme aides administratifs, 50 comme aides à la scolarité des
élèves handicapés. « Ce sera très préjudiciable pour ces enfants qui risquent d’être déscolarisés car il n’y aura plus personne pour les accompagner. Plusieurs Clis ont déjà disparu ».
Pétition pour défendre ces emplois
Après une première rencontre avec la préfecture, l’inspection d’académie et la directrice de l’ANPE, les délégués syndicaux envisagent désormais de donner une nouvelle forme à leur action.
Le 8 avril, une intersyndicale doit intervenir lors du comité technique paritaire qui se tiendra à l’inspection d’académie du Finistère. Une pétition pour défendre ces emplois de vie scolaire a
déjà recueilli 1.500 signatures.
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